Jeux de SociétéCartes à collectionnerJeux de FigurinesMerchandisingDés et AccessoiresJeux de rôleCasse TêtesLittératureJouetsPuzzleOccasion
Accueil / Catalogue / Critiques
        
  |     |  
 S'enregistrer
Se connecter
  |  
Commander
RECHERCHER
Recherche avancée
EDITEURS
plus
Bon d'Achat Ludibay de 50 Euros

Bon d'Achat Ludibay de 50 Euros


50.00EUR 37.50EUR
Expire dans : 23 Heure(s)
plus
BattleLore - Guerriers Barbus

BattleLore - Guerriers Barbus


40.00EUR 10.50EUR
plus
Bon d'Achat Ludibay de 50 Euros
Bon d'Achat Ludibay de 50 Euros
50.00EUR 37.50EUR

Fist of the North Star figurine Revoltech Yamaguchi LR-007 Zeed 15 cm --- EMBALLAGE ENDOMM
28.57EUR

Five Nights at Freddy's POP! Games Vinyl Figurine Nightmare Freddy GITD 9 cm --- EMBALLAGE
15.82EUR

Five Nights at Freddy's POP! Games Vinyl Figurine Phantom Foxy 9 cm --- EMBALLAGE ENDOMMAG
15.82EUR

Marvel Comics POP! Marvel Vinyl figurine Gwenpool (Gun & Phone) 9 cm --- EMBALLAGE ENDOMMA
15.82EUR

La Belle et la Bête Figurine POP! Disney Vinyl Belle (Castle Grounds Outfit) 9 cm --- EMBA
15.82EUR

Power Rangers Figurine POP! Television Vinyl Pink Ranger (Morphing) 9 cm --- EMBALLAGE END
15.82EUR

Lost Figurine POP! Television Vinyl John Locke 9 cm --- EMBALLAGE ENDOMMAGE
14.02EUR

Women of Dynamite statuette Red Sonja Limited Black & White Variant 29 cm
388.12EUR

iZombie figurine Liv Moore 17 cm --- EMBALLAGE ENDOMMAGE
19.04EUR

Gintama statuette PVC FiguartsZERO Gintoki Sakata 15 cm --- EMBALLAGE ENDOMMAGE
51.94EUR
Amonkhet : Deck De Planeswalker Gideon
Amonkhet : Deck De Planeswalker Gideon
13.90EUR
Amonkhet : 1 Bundle
Amonkhet : 1 Bundle
37.90EUR
Amonkhet : Kit De Construction De Deck
Amonkhet : Kit De Construction De Deck
18.00EUR
Amonkhet : 1 Booster
Amonkhet : 1 Booster
3.80EUR
Amonkhet : Boite De 36 Boosters
Amonkhet : Boite De 36 Boosters
122.00EUR
Amonkhet : Deck De Planeswalker Liliana
Amonkhet : Deck De Planeswalker Liliana
13.90EUR
Time Stories : Extension Lumen Fidei
Time Stories : Extension Lumen Fidei
22.50EUR
Pathfinder JDR - Bestiaire 5
Pathfinder JDR - Bestiaire 5
49.90EUR

Marvel Comics figurine 1/6 The Punisher 30 cm --- EMBALLAGE ENDOMMAGE
368.22EUR
INFORMATIONS
Catalogue
Réductions
Frais de livraison
Confidentialité
Conditions d'utilisation
A propos de nous
Nous contacter
LIENS
Suivez vos colis
Lire ce que les autres en disent
 Les jeux récemment notés  Les avis d'un blog :  Les avis de l'équipe Ludibay :
Gus&Co, c’est une équipe d’organisateurs d’évènements ludiques, de rédacteurs sur ce blog, de gérants du Bar à Jeux de Genève, toute une constellation de créatifs et d’actifs qui ont des tifs. Enfin, pas tous.
Mafiozoo
7/10
Gorilles dans la Brume

Erratum

Attention, une petite coquille s’est glissée dans les règles. Les éditeurs vont le communiquer. Ce qu’il faut changer:

Au début les joueurs prennent 11 gemmes pour le 1er, 11 pour le 2eme, 10 pour le 3eme et 9 pour le 4eme.

Les règles indiquent (mal) qu’il faut laisser 5, 6 et 7 gemmes dans la réserve générale.

Sans connaître cette erreur, nous avons joué avec les fausses règles, et c’est tout à fait praticable. Juste un peu plus tendu, puisqu’on commence la partie avec près de la moitié de gemmes, et avec un mini-mini déséquilibre pour le premier joueur. Car oui, jouer en premier dans un jeu de majorité est toujours moins avantageux.

Bref. Faites bien attention de corriger la règle.

Une réédition?

Mafiozoo est sorti tout début mai 2017 chez Super Meeple (Amun-Re, Tikal), créé par Rüdiger Dorn (Istanbul, Goa), pour 2 à 4 joueurs d’une durée de 60 minutes, dès 12 ans.

Super Meeple est l’éditeur spécialisé dans les rééditions. Leurs trois premiers jeux étaient de somptueuses rééditions de trois « vieux » jeux cultes. Maziozoo, aussi une réédition? Oui. Non. Presque.

Mafiozoo est en réalité une réinvention de Louis XIV du même auteur, sorti en 2005. Un jeu peu connu puisque jamais traduit en français. Et au matériel original plutôt pourri.

Comme toujours avec Super Meeple (et Origames en back-office), la version de 2017 est somptueuse. Mais il n’y a pas que le matos qui change. Plusieurs changements et améliorations sont proposés par l’auteur.

Ce qui change:

le jeu se joue sur un vrai plateau, et non de petites cartes volantes.

les cartes « mission secrètes » sont remplacées par des missions révélées avec un ancrage localisé dans la seconde partie supérieure du plateau, avec connexion et pose d’ouvriers

le scoring est streamliné

le thème est plus… animalier, plus léger, plus sexy aussi

Ce qui ne change pas:

C’est toujours un jeu de double majorité: majorité pour obtenir des jetons pendant la partie et majorité pendant le scoring final.

On joue toujours des cartes pour poser ses pions

Il y a toujours un système de déplacement du roi slash parrain au centre de l’aire de jeu

Le système d’attribution des faveurs est pareil: majo, paiement ou nombre minimum de jetons / cristaux

Le nombre de manches, très réduit. Quatre. C’est short.

Même la mise en place est très proche (argent de départ, jetons slash cristaux de départ…)

Mafiozoo, de quoi ça parle?

Comme son titre l’indique, Mafiozoo est un jeu de… mafieux. Des jeux de mafieux, il y en a déjà des tonnes sur le marché du jeu de société. Le but étant le plus souvent d’obtenir de l’influence et de contrôler des quartiers et les marchés illicites.

L’ancêtre de tous les jeux de plateau de mafieux, le plus connu (si vous êtes nés, comme moi, avant les années 80), était le cultissime Super Gang. Tellement bon.

Mais Mafiozoo parvient à réinventer le thème en proposant une variante animalière et chafouine de l’univers mafieux. Le parrain est un morse, les hommes de main divers animaux: chat, chien, autruche, renard… Anthropomorphisme, comme on dit. La Fontaine, Disney, tout ça.

Comment on gagne?

A la fin des quatre manches, ce qui est très, très peu, on révèle les jetons « quartiers » récupérés pendant la partie.

1 PV par jeton « quartier »

1 PV par set de 6 jetons « quartier » différents

1 PV par majo de jetons « quartier »

PV par bâtiments occupés sur le partie supérieure du plateau par ses « gros bras » aka meeples

Voilà.

Toute la baston réside donc dans l’obtention de ces satanés jetons « quartier ». Ou pas, si on préfère se concentrer sur une stratégie uniquement « bâtiments » (mais pas nécessairement lucrative, selon le jeu des autres joueurs).

Et comment on joue?

Au début de la manche on reçoit une main de 5 cartes. On va en jouer 4, pas la dernière. A son tour, on joue une carte pour placer un de ses cristaux sur le personnage correspondant à la carte. Le but étant d’obtenir la majorité de cristaux qui va alors fournir une faveur. La faveur étant souvent l’obtention de jetons d’influence ou de pépètes.

La carte jouée permet de poser de 1 à 3 cristaux sur le personnage correspondant, et également sur les personnages adjacents, l’effet « boule de neige ». Ce qui permet de mieux distribuer son influence et de jongler avec les majorités.

Jetons d’influence?

Ils permettront de placer ses meeples sur autre section du plateau. Les bâtiments. Bâtiments qui permettront eux aussi d’obtenir des avantages. Mais permanents, au contraire des majo et des faveurs accordés par les personnages. De quoi comboter dans la joie et la bonne humeur.

Le gameplay est simple, on maîtrise les règles après quelques minutes. C’est fluide et instinctif, et tout est indiqué sur le plateau, pas besoin de garder le nez dans les règles.

Interaction?

Comme Mafiozoo est un jeu de majorité, l’interaction est donc extrêmement forte puisque la lutte est âpre. Ca va chouiner. Surtout avec la double majorité, pendant et en fin de partie.

Alors, Mafiozoo, c’est bien?

Oui:

le matériel est somptueux

les cristaux (dans Louis XIV c’était de simples pièces en bois)

le thème, une adaptation originale de l’univers mafieux

les illustrations, superbes, très Disney-Noir. On se croirait dans une adaptation cartoon du Faucon Maltais

les règles, simples, fluides et instinctives

l’interaction, forte

la rejouabilité, grâce notamment aux faveurs et à leurs deux faces qui peuvent changer à chaque partie

des parties plutôt courtes (4 manches) et tendues. Pas le temps de s’embêter, de trouver le jeu répétitif. 4 manches, c’était déjà le cas dans Louis XIV, l’auteur et l’éditeur ont bien fait de conserver ce format

La partie supérieure avec les bâtiments et les faveur permanentes. Connexion, placement et combo. Des choix cruciaux et douloureux

Mais.

Mais.

Mafiozoo s’adresse à un public de joueurs bien particuliers. Ceux qui apprécient la tactique, s’adapter aux circonstances, faire preuve d’opportunisme. Dans Mafiozoo, tout est extrêmement fluide.

Jeu de majorité, tout change constamment. Vous voulez obtenir CE jeton tant espéré pour atteindre votre objectif? Vous pourrez faire tout ce que vous pouvez pour y parvenir, mais vous ne serez jamais à l’abri d’un retournement de situation et d’une majorité perdue, ce qui vous mettrait alors des bâtons dans les roues et vous obligerait à revoir vos plans. Ça peut refroidir et frustrer certains joueurs, plus stratèges. Et surtout sur 4 manches.

Pour éviter toute déconvenue, il faudra alors être prêt à prévoir un plan B, un plan C, un plan D (non, je n’ai pas dit un plan Q)… Juste au cas où. Dans Mafiozoo, tout est question de préparation. S’il est difficile de prévoir quoi que ce soit, il sera par contre plus facile de se préparer à toute éventualité. S’il y a bien un soft-skill / compétence sociale que Mafiozoo développe, c’est l’adaptation, la flexibilité.

Excellente réinvention de Louis XIV, il faut approcher Mafiozoo comme un jeu de majorité opportuniste et fluide. Chaotique? Ni léger, ni lourd, Mafiozoo se situe juste entre deux, Sortez vos haltères, il va falloir faire de la gymnastique mentale.

Si vous aimez les jeux toujours très tactiques de Bruno Cathala, Yamataï, Five Tribes, vous apprécierez Mafiozoo.

Par le blog Gus&Co, le 29/04/2017
Outlive Vf
9/10
Le blockbuster du printemps

Outlive sortira mi-mai 2017 chez La Boîte de Jeu, créé par Grégory Oliver (Bubblee Pop) pour 2 à 4 joueurs, pour des parties de 25 minutes par joueur. Dès 12 ans (environ).

Outlive a été financé sur KS en mai 2016, avec plus de 400’000 USD pour près de 6’000 backers. Belle perf.

Outlive était annoncé pour février 2017. Il n’aura eu que trois mois de retard, aussi une belle perf dans le monde de la préco participative aux retards endémiques (j’attends toujours le 7e Continent depuis octobre 2016…)

Vous connaissez Fallout, le jeu vidéo?

Outlive, c’est Fallout. Sur plateau. Les joueurs incarnent des survivants qui doivent récupérer des ressources pour réparer leur équipement, se nourrir et gérer leur abri. Tout en évitant les autres pour ne pas devoir leur donner des ressources. Dans Outlive, ça s’appelle la pression. Ou autrement dit, le racket.

Vous avez aimé Fallout? Vous apprécierez Outlive. Vous ne connaissez pas Fallout? Vous apprécierez quand même Outlive. Car on se sent vraiment propulsé dans un futur post-apo après une catastrophe nucléaire. Le thème est vraiment bien intégré.

Et comment on joue?

La partie dure 6 manches. 6 jours. Chaque manche est séparée en 3 tours. Une phase Aube, pendant laquelle on tire un événement (toujours négatif, on est dans du post-apo, faut pas déconner), on recharge les ressources. Limitées, les ressources. Leur nombre est souvent impacté par les événements. Argh.

Vient ensuite le jour. Chaque joueur va envoyer l’un de ses survivants slash ouvriers récupérer des ressources sur le plateau. Il pourra en obtenir autant que le chiffre imprimé sur lui. Pour autant qu’il en reste, des ressources.

Les survivants peuvent se déplacer jusqu’à deux cases. Et quand ils arrivent sur une case déjà occupée par un autre joueur, pour autant qu’ils aient une valeur supérieure, paf racket.

Enfin, on passe à la nuit. On doit nourrir les survivants dans son abri ou sinon bye bye ils se barrent, allez jouer dehors dans le mixer bande d’ingrats. On répare son équipement, on construit et aménage ses pièces de bunker. On peut alors jouer en simultané.

Et comment on gagne?

A la fin des 6 jours, on décompte:

Le nombre de pièces finies dans de l’abri. Plus on en a, plus on score.

Son équipement fini, + l’équipement crafté slash combiné.

Le nombre de survivants accueillis bien au chaud dans son abri.

Les événements résolus.

La jauge de radioactivité. Plus c’est la fête aux radiations et moins c’est la fête aux PV.

Et à combien y jouer?

A deux joueurs, le jeu est bien. A trois joueurs, le jeu est bien. A quatre joueurs, le jeu est encore mieux.

Même si à moins de quatre on adapte le jeu en complétant le plateau avec moins de ressources pour rendre le jeu plus tendu, c’est vraiment à quatre que le jeu prend toute sa saveur. Pour son interaction, surtout. En effet, plus de joueurs signifie plus de survivants dans les environs, donc plus d’opportunités d’aller racketter dans la joie et la bonne humeur.

Mais encore une fois, même à moins de quatre joueurs le jeu est aussi bien. Juste moins tendu, moins interactif. Peut-être moins passionnant.

Alors, Outlive, pourquoi c’est aussi bien?

Voici toutes les raisons pour lesquelles Outlive est vraiment le blockbuster du printemps 2017:

Pour les illustrations, d’abord. Superbes. Miguel Coimbra (7 Wonders) s’est surpassé. Sombres, fines, très gritty et rusty.

Pour le thème, vraiment, vraiment bien intégré dans le jeu. On s’y croirait.

Pour l’interaction, extrêmement forte. Racket, pas racket?

Pour la gestion de ressources et la rareté. Il me faut encore de ceci, mais il y en n’a bientôt plus… La frustration comme mécanique de jeu.

Pour la fluidité de la partie. Le gameplay est simple, logique, streamliné. Des ressources pour survivre, pour nourrir tout le monde, et d’autres pour construire mon abri. Voilà.

Pour la mécanique du gibier, très sympa, qui pousse à bien observer et à foncer sur le plateau. Plus on possède le même gibier et plus on en récupère de la viande. Avec certains gibiers plus « lucratifs » mais aussi plus « chers » en terme d’actions nécessaires.

Pour le mélange équilibré entre tactique (=je dois m’adapter) et stratégie (=je peux me préparer). C’est plutôt rare pour être souligné.

Pour la rejouabilité. Les ressources restent les mêmes, OK. Mais les événements changent à chaque partie, et les combos des pouvoirs des pièces du bunker changent aussi. Car oui, ça va comboter sec dans son abri. Chaque pièce finie procure un avantage. Et pour peu qu’on ait bien choisit en début de partie, on va pouvoir réaliser des combos de ouf.

Outlive n’a rien de bien original. Du placement d’ouvriers. De la gestion de ressources. Et pourtant, tout s’imbrique à merveille. Tout est streamliné. On passe une partie forte, épique, intense. Avec Outlive, le futur n’aura jamais été aussi proche. Trump, la Corée du Nord, tout ça.

Scythe fut le blockbuster de l’automne 2016. Unlock, celui de l’hiver 2016-2017. Outlive sera le blockbuster du printemps 2017. Vraiment.

La minute philo (qui ne sert à rien. Mais je rajoute quand même. C’est 🎁)

Je suis végétarien. Depuis plus de vingt ans. Je ne mange ni viande ni poisson. OK on s’en fout un peu / beaucoup ici. Sauf que dans Outlive, on doit chasser slash tuer des animaux pour se nourrir. Passer ma partie à manipuler des jetons avec de la iande dessus me fait toujours un peu bizarre. Comme dans d’autres jeux aussi. Agricola, par exemple, dans lequel on élève des animaux avec amour pour les jeter ensuite dans son four et en retirer des PN.

Ou dans la même veine et du même auteur, Caverna, Terres d’Arle ou l’excellent mais sous-estimé Le Havre (haaaaa, le fameux abattoir…). On reconnaît bien Uwe et sa passion dévorante pour la charcuterie germanique.

N’empêche, à chaque fois que je dois mener des animaux à leur mort ça me fait tout bizarre. Peut-on jouer avec tous les thèmes? Nous en avons déjà parlé. Mais bon, qu’est-ce qui est plus acceptable? Tuer des animaux pour survivre ou racketter / tuer des êtres humains? Aucun des deux. Ou les deux? Car après tout, il ne s’agit que d’un jeu. Un. Jeu.

Ses yeux pour pleurer

Si comme moi vous n’avez pas fait partie des quelques 6’000 backers de la campagne d’Outlive en mai 2016, vous n’avez que vos yeux pour pleurer. Car les SG et la boîte Deluxe proposés étaient juste… somptueux. Avec déluge de fig. La boîte qui sortira en mai en boutique ne contient que des mini-jetons en carton, pas hyper pratiques à manipuler surtout si vous avez comme moi de grosses paluches. C’est un peu le gros/seul souci d’Outlive. Ça m’apprendra à ne pas backer.

Mais à me décharge, j’ai de la peine à financer et à précommander un jeu comme ça, pouf, à l’aveugle. Au temps pour moi, du coup… 😞 Parce que dans le cas d’Outlive, ça en valait vraiment la peine.

Mais encore

Vivement l’extension. Y en aura-t-il une? Et pourquoi pas? Il serait facile d’en sortir une avec de nouvelles tuiles « bunker », « équipement », événement, etc. Déjà le cas avec les SG de la campagne KS. Mais pourquoi ne pas proposer un nouveau mini-plateau avec de nouveaux lieux disponibles? De nouvelles mécaniques? Une nouvelle ressource à gérer? Un cinquième joueur?

Et pourquoi ne pas développer la jauge de radioactivité? Selon le niveau, cela pourrait avoir un impact direct sur les survivants par exemple. Ce qui pousserait alors les joueurs à mieux la gérer. Ou des objectifs secrets à remplir en fin de partie? Mais en l’état, Outlive est déjà très, très bien.

Deux mini-mini variantes pour comboter dans la joie et la bonne humeur:

Les pièces finies de bunker procurent des avantages. On en a 7 au départ. Dont 3 semblables de départ pour tous les joueurs. On en donne ensuite 6 par joueur, qui vont en garder deux. Donc un mini choix bienvenu. Mais comment faire pour réaliser des combos de ouf? Et quelque peu lisser le hasard de la pioche en début de partie? Avec un pré-début de partie. Deux variantes possibles:

Draft

Chaque joueur reçoit 7 tuiles « abri ». Il en garde une qu’il pose face cachée devant lui et passe le reste à son voisin de droite. Etc. Pour finalement en avoir 7. Chaque joueur n’en garde que 4 et se défausse du reste.

Enchères secrètes

Au début du jeu, après avoir choisi son leader, chaque joueur reçoit le double de ses ressources de départ indiquées sur sa carte « leader ». Ressources de départ qui lui permettront de procéder aux enchères.

On mélange ensuite 7 tuiles « abri » par joueur présent (donc 28 pour des parties à 4). On forme alors autant de groupes composés de 7 tuiles qu’il y a de joueurs.

Chaque joueur place ensuite un certain nombre de ses ressources de départ cachées dans sa main (même zéro, c’est aussi possible). Puis on compte jusqu’à 3, et les joueurs révèlent leur mise. Le joueur qui a misé le plus de ressources peut choisir le groupe de 7 tuiles en premier. Il en garde 4 et défausse les 3 autres. Et ainsi de suite pour les autres joueurs en fonction de la hauteur de la mise.

En cas d’égalité dans la mise, c’est le dernier joueur (=le leader le plus jeune) qui remporte l’égalité, ou dans l’ordre du tour à partir du dernier joueur (=toujours le leader le plus jeune). Toutes les mises sont alors défaussées.

Bonnes parties!

Par le blog Gus&Co, le 13/04/2017
The Others : 7 Sins
6/10
L'enfer, c'est les autres

The Others. Un gros jeu de fig semi-coop au thème original. Des fig, des brouettes de dés, des tuiles, des missions. Mais parfois, c’est aussi bien de changer de marmite pour faire de meilleures soupes.

The Others est sorti en VF chez EDGE slash Asmodée (depuis pas longtemps) en mars 2017. Pour 2 à 6 joueurs (c’est écrit de 2 à 5 sur la boîte, mais nous avons une petite variante à vous proposer. A découvrir plus bas). Pour des parties de 90 minutes environ (c’est écrit 60 minutes sur la boîte, mais c’est compté court, tout dépend des scénarios), dès 14 ans.

Dans The Others, les joueurs font partie d’une escouade d’intervention, la FAITH, qui a comme mission de déjouer les plans apocalyptique d’invasion de créatures qui se sont déversées sur la planète. Mais pas n’importe quelles créatures. Ça serait bien trop facile. Celles des 7 pêchés capitaux (décrétées par l’Eglise catholique au moyen-âge): luxure, envie, colère, etc.

Un joueur contrôle les monstres pas très gentils, et les autres joueurs, les héros. Chaque partie repose sur un scénario particulier: récupérer un objet, se balader, et le plus souvent bien sûr dégommer sur tout ce qui bouge.

Ca vous rappelle quelque chose? Descent? Assaut sur l’Empire? Les Demeures de l’Épouvante V1? Oui, tout ça. J’aurais bien voulu assister à la séance de pitch chez l’éditeur (Cool or Mini, à l’origine). J’imagine que ça a dû ressembler à ça, en gros:

« Hey, les mecs, j’ai une super idée pour un jeu de plateau. On pourrait avoir un joueur qui contrôle des méchants, et qui doit tuer les autres en lançant des brouettes de dés. Et les autres doivent remplir une mission. »

« Ouais Eric, super, mais ça ressemble pas mal à Descent, ou à d’autres jeux, non? »

« Non non non, attendez, j’ai gardé le meilleur pour la fin. Les créatures, en fait, elles représentent des péchés capitaux. »

« Haaaa, OK, fallait commencer par-là. OK, on lance la machine ».

Et bim, 1.5 millions de dollars sur KS en octobre 2015.

Et comment on gagne?

Tout dépend des scénarios, encore une fois. Mais The Others propose une mécanique sympatoche, chaque mission propose des embranchements, 2-3 différentes possibilités, à choix de l’équipe des Héros.

Et comment on joue?

Les joueurs commencent par choisir un scénario. Il y en a une dizaine dans la boîte de base. Sachant que les missions offrent plusieurs possibilités, cela confère déjà une belle durée de vie.

Puis mise en place plutôt longue et rébarbative… Mais ça fait partie du jeu… un jeton par ci, une tuile par-là, vivement The Others V2 dans quelques années avec une app…

Au tour ensuite des Héros. Chacun contrôle un personnage aux pouvoirs spécifiques: force, points de vie et compétences. Il y en a 7 dans la boîte de base. Chaque personnage peut se déplacer de deux cases, lieux & rues, puis agir, ou vice versa. Deux actions sont à disposition: faire le ménage ou balancer des tatanes.

Faire le ménage consiste à virer des tuiles enquiquinantes qui avantagent le grand méchant: des +1 en attaque, des cases respawn, des incendies qui brûlent ou du chaos qui corrompt. Et comment faire le ménage? En lançant autant de dés que sa capacité à faire le ménage. Et selon le tirage, hop.

Balancer des tatanes consiste à infliger des dégâts aux méchantes créatures pas très polies d’en face. Comment? On lance une brouette de dés, autant que sa force, et l’adversaire fait pareil. Les attaques sont annulées par les boucliers. Le solde part en dégâts. Sachant qu’il faut obtenir autant de dégâts que les pv de la créature pour la dégager. Et que plusieurs personnages sur la même tuile confère un dé supplémentaire pour le Héros attaquant. Voilà.

Chaque joueur peut jouer deux fois, mais une seule fois à son tour, puis c’est la fin de la manche.

Et le grand méchant dans tout ça? Il peut jouer autant de fois que le nombre de Héros présents. Et sa partie ne se résume qu’à réagir. Quand un joueur a effectué son tour, le méchant peut alors utiliser une de ses actions à disposition pour réagir. Ce qui se résume à déplacer ses créatures et attaquer. Selon les scénarios, les débuts et fins de manches viennent également apporter des avantages au méchant: nouveaux jetons, apparition de nouvelles créatures.

Et la corruption slash chaos dans tout cela?

« Celui qui combat des monstres doit prendre garde à ne pas devenir monstre lui-même. Et si tu regardes longtemps un abîme, l’abîme regarde aussi en toi. »

Disait un célèbre chauffeur Uber allemand.

Autrement dit, à force de faire des poutous aux créatures de l’apocalypse, les Héros sont peu à peu affectés par le chaos (on dirait du Warhammer jdr V1). Et plus ils sont corrompus, plus ils gagnent des avantages (parce que plus d’excroissances et hypertrophies dégueux). Mais plus ils se fragilisent et risquent de perdre des pv facilement.

La corruption vient épicer le jeu. On ne doit désormais plus seulement gérer ses pv mais aussi sa corruption, avec une mécanique de « stop ou encore » car les joueurs peuvent décider eux-mêmes d’accélérer leur corruption pour obtenir un bonus éphémère à leur prochain jet de dés. Malin. Subtil. Douloureux.

Les mécaniques de jeu sont extrêmement simples et streamlinées. Que deux actions à disposition: faire le ménage ou cogner. Pareil pour le joueur qui contrôle les forces du chaos / péché. Malgré un gros livre de règles bien fouillé, on se croirait dans un jeu FFG. Des règles qui peuvent paraître lourdes et touffues alors qu’en réalité, une fois la partie commencée, tout est fluide, simple et instinctif. Kudos Eric (comme toujours, j’ai envie de dire).

Et à combien y jouer?

A 6, clairement. 6? Mais comment c’est possible, c’est écrit pourtant 5 max sur la boîte? Parce que le MJ / DM / méchant peut être joué à 2 joueurs. Donc 2 contre 5. A deux joueurs incarnant les créatures il y a plus de collaboration, le méchant ne se retrouve pas isolé contre tous les autres joueurs.

Et pourquoi y jouer à 5-6, plutôt qu’à 2-3? A 5-6, les parties seront plus longues, plus lentes aussi. Mais plus interactives, plus passionnantes, plus passionnées. Donc mieux, tout simplement. On peut bien sûr y jouer à 2, un contre un, le « gentil » contrôlera plus de Héros, c’est tout. Mais le tout sonnera creux, plat, comparé à des parties épiques à plus de joueurs.

Chronique d’un succès annoncé

Oui, la starisation est bel et bien en marche. Tout ce que Eric Lang touche se transforme en or. Un peu comme un film avec une grosse star. Eric Lang, c’est le Dany Boon du jeu de plateau.

The Others marque la chronique d’un succès annoncé. Comme on dit dans la comm, » il faut pêcher là où il y a du poisson ». Autrement dit, pas bête, la mouche. Cool Mini, Eric Lang et Asmodée, qui assure désormais la localisation francophone, savent ce qui plaît pour surfer sur les tendances actuelles.

Y a de la fig? Check. L’auteur est Eric Lang? Check. C’est l’éditeur de Zombicide qui est derrière tout ça? Check. C’est coopératif mais pas que? Check. Y a des monstres hideux et effrayants dans un univers métaleux-gothique? Check. Tiens, on dirait une partie de « Qui est-ce? ». Presque une auto-parodie des jeux similaires.

Alors, The Others, c’est bien?

The Others, c’est avant tout une formidable machine à émotions. Un peu d’effroi, de tension, de planification, beaucoup de collaboration. On vit une véritable aventure, sublimée à coup de plastique, de carton et de dés. Beaucoup, de dés.

Autant les joueurs se retrouvent propulsés dans un récit macabre et angoissant, autant une fois toutes les couches narratives et contextuelles enlevées, on se retrouve avec un jeu simpliste: déplace ta fig de deux cases. Lance une brouette de dés pour combattre. Comme c’est d’ailleurs le cas dans de nombreux jeux similaires à la dungeon crawler (avec Zombicide, pour être pertinent, il faudrait plutôt appeler ça des street crawlers).

The Others est un pur produit de « fan service ». Tout est pensé pour ravir un public déjà acquis par les sempiternelles Zombicide et autres dungeon crawlers. Tout est pareil, mais pas vraiment. Tout est similaire, mais avec un petit twist qui rend le jeu plus mieux bien. Le chaos, les créatures. Exactement la même chose, mais en mieux. Vivement le prochain.

Un jeu pour vous?

Comment savoir si The Others est un jeu pour vous?

Quelques questions:

Vous aimez les fig? Alors oui.

Vous aimez les jeux au thème fort, immersif, vous cherchez à vivre une véritable aventure? Alors oui.

Vous aimez les jeux semi-coop (un contre tous)? Alors oui.

Vous avez récemment touché un juteux héritage, ou vous avez décidé d’hypothéquer votre maison, ou ça tombe bien, vous venez de vendre votre rein gauche? Alors oui. Car le jeu de base est cher, plus de 80 euros, et si vous voulez vous faire plaisir et l’agrémenter de 217 extensions sorties plus ou moins en même temps (add-ons sur KS, mon amour).

The Others. Un gros jeu de fig semi-coop au thème original. Des fig, des brouettes de dés, des tuiles, des missions. Mais parfois, c’est aussi bien de changer de marmite pour faire de meilleures soupes.

Thème chatoyant

Un gros point fort de The Others est son univers, son thème. Plus de zombies, tellement 2014. Cthulhu, tellement 2012. The Others, avec ses 7 péchés, proposent des créatures aussi chatoyantes qu’effrayantes et originales.

Mais non, bande de petits cochons, les figs de la luxure n’ont pas de grosses tentacules. Dommage, ça aurait être drôle.

Mais encore

De nombreuses extensions sont déjà sorties en VF, et d’autres sont en cours. Il s’agit de deux types de boîtes. De nouveaux Héros / Team, et de nouveaux monstres / péchés. Laquelle préférer? Tout dépendra de son budget, bien sûr. Si on est atteint de collectionnite aiguë, l’addition risque d’être salée. Comptez 200 euros supplémentaires, rien que pour les extensions. Donc un jeu complet à… 300 euros. Aïe, ça pique. Faut-il alors craquer pour les extensions? Le jeu de base se suffit à lui-même pour 10-15 parties différentes. C’est déjà pas mal.

Par le blog Gus&Co, le 05/04/2017
Yamatai
6/10
Yamataï. Mais pas en XXL

Yamataï est un jeu de plateau pour 2 à 4 joueurs dès 13 ans sorti chez Days of Wonder slash Asmodée en mars 2017. Co-créé par Marc Paquien, dont c’est tout le premier jeu, et Bruno Cathala (faut-il encore le présenter?). Pour des parties de 60 minutes. Environ.

De quoi ça parle?

C’est confus. Et pas très cohérent. Une sibylline histoire de construction pour obtenir les faveurs d’une reine nippone historique. Pas très convaincant.

Autrement dit, un thème collé pour un jeu dont la mécanique est mise en avant. Le thème n’est ni important, ni exploité. Le tout manque d’immersion, de cohésion. De passion, aussi, surtout.

Comment on joue?

A son tour, chaque joueur a plusieurs actions à disposition.

Commencer par prendre un jeton « flotte », qui lui permet d’obtenir un pouvoir spécial et un ou trois bateaux de couleurs spécifiques.

Puis s’il veut, il peut vendre ou acheter un bateau.

Puis il peut ensuite poser un ou plusieurs bateaux sur le plateau soit pour poser un bâtiment, soit pour obtenir des jetons « culture » présent sur le plateau.

Puis, il peut acheter un spécialiste qui lui conférera un pouvoir spécial jusqu’à la fin de la partie.

Enfin, il doit se défausser de tous ses bateaux en stock sauf un.

Voilà. C’est ensuite au prochain joueur.

Ecrit comme ça, on s’imagine que le tour d’un joueur va durer une éternité. Mais non. En réalité le tout est plutôt fluide. Surtout qu’il n’existe que deux actions obligatoires, s’emparer d’une flotte et poser ses bateaux. Le reste est optionnel, les joueurs ne le feront pas souvent.

Et comment on gagne?

Dès qu’un joueur n’a plus de bâtiments à sa disposition, qu’il n’y a plus de jetons « bâtiment » ou « spécialiste », la partie prend fin et on passe au décompte:

PV accumulés pendant la partie en posant des bâtiments,

PV présents sur les bâtiments,

PV sur les personnages,

1 PV pour 5 pièces accumulées.

Pas compliqué.

Optimisation et Interaction sont sur un bateau...

Dans Yamataï, l’interaction est très forte. Même si on ne peut pas directement s’en prendre aux autres joueurs, détruire leurs bateaux ou bâtiments par exemple, Yamataï est la quintessence du jeu opportuniste.

On obtient des PV supplémentaires si on construit adjacent à certains autres bâtiments, peut-être posés par d’autres joueurs avant. On peut construire en utilisant les bateaux présents sur le plateau, peut-être posés par d’autres joueurs avant.

Vous l’aurez compris. Il va falloir utiliser le jeu de ses voisins pour optimiser le sien. Observer pour mieux s’adapter. Donc oui, une très forte interactivité, même si plutôt froide et pas directe.

A combien y jouer?

A 4 joueurs, clairement.

Puisque Yamataï est un gros jeu opportuniste, à moins de 4 joueurs les possibilités seront moins étoffées. Le jeu ne sera moins bon pour autant, mais moins passionnant, moins tendu, moins captivant.

Mais il y a un hic. A 4 joueurs, c’est aussi là que le jeu perd en fluidité, en nervosité. A son tour, chaque joueur devra réévaluer sa tactique pour optimiser son prochain coup. Avec le risque de tomber dans l’analysis-paralysis. Ce qui ralentira la partie.

Yamataï est un pur jeu vaisselle. Pour autant qu’on le considère comme tel. Ce serait en réalité une grave erreur que de quitter la table ou aller lire de chatoyants articles sur Gus&Co sur son portable hors de son tour. Car le plateau va tellement évoluer qu’il vaut mieux surveiller le jeu de ses voisins plutôt que de s’absenter. Où et que construisent-ils? Quelle stratégie sont-ils en train de suivre? Il y a quelque chose de Via Nebula et ses ouvertures de mines, presque un semi-coop, mais en plus incisif.

Alors, Yamataï, c’est bien?

Oui.

Sans être le jeu de l’année non plus, Yamataï offre de beaux moments de brain-burner, pour autant qu’on apprécie ce genre de jeux extrêmement tactiques.

Extrêmement tactique et peu stratégique. A part avec les personnages qui peuvent venir orienter son jeu, on ne peut pas prévoir ses prochains coups puisque le plateau subit l’attaque de constantes modifications. Un bateau est placé par-ci, un bâtiment par-là. Les joueurs devront faire preuve d’acrobatie cérébrale à chacun de leur coup.
Pour rester dans le thème nipponisant, Yamataï est l’expression ludique de l’Aikido. Utiliser la force de son adversaire contre lui. Ou pour soi-même, plutôt. Un joueur pose un élément, qui aura pour effet de déclencher une série d’événements puisque les autres s’en saisiront. « Tu viens de poser ce bateau, ce bâtiment? Parfait, ça me permettra de poser ça. » Tout est rebondissement, corrélation, action-réaction.

Mais Yamataï est un jeu chaotique, tout change à une vitesse survoltée. Il va falloir s’adapter, se montrer flexible, puisqu’à chaque tour les joueurs devront « réinventer la roue » et tout reprendre à zéro. On avait prévu une action? Elle est peut-être à présent devenue impossible ou remplacée par une autre bien plus lucrative… Et qui dit tactique et optimisation dit aussi analysis-paralysis. Un travers à éviter qui pourrait déprécier l’expérience ludique. Mais comment?

Pour les allergiques à la tactique frénétique et qui préfèrent les jeux plus posés, plus stratégiques, Yamataï ne sera pas le meilleur des choix. Imaginez Yamataï comme un sprint. Chaque tour, chaque foulée devra être optimisée. Si vous préférez un marathon, une course au long cours, préparée, jugulée, temporisée, oubliez.

Tactique. Opportunisme. Optimisation. Ca ne vous rappelle pas quelque chose? Five Tribes bien sûr. Du même auteur, enfin, de l’un des deux. Du même éditeur, aussi. Si Five Tribes se révèle encore plus tactique, encore plus… bordélique, Yamataï joue alors le rôle de grand frère. De la même famille mais moins tourmenté.

Comme très souvent dans les jeux de Bruno Cathala, c’est la fête aux pouvoirs divers et variés. Chaque tuile « flotte » est différente. Chaque spécialiste est différent. Et soyons honnêtes, les picto ne sont pas très clairs. Du coup, on passe sa partie le nez dans les règles. Mais autant ça coince dans certains jeux, plus courts, plus nerveux (ex le récent raté Adrenaline), autant dans Yamataï ce déluge d’exceptions ne dérange pas puisque le jeu dure suffisamment longtemps pour vouloir s’investir et faire preuve de patience. Et comme les tuiles « flotte » reviennent souvent, elles finiront par être reconnues. Non, au final, pas un gros souci. Pour une fois.

Ce qui déplaît le plus dans Yamataï, c’est son manque cruel d’émotions (tiens, ça me rappelle cet article). Si la mécanique fonctionne bien, le jeu est d’une froideur lisse et opaque. Pas franchement un appel à l’aventure…

Lecture culturelle

Si l’on ne devait retenir qu’un seul thème au jeu, ce serait l’opportunisme. L’opportunisme, cette attitude qui consiste à agir selon les circonstances du moment afin de les utiliser au mieux de ses intérêts et d’en tirer le meilleur parti, en faisant peu de cas des principes moraux. Selon la définition. En faisant peu de cas des principes moraux.

Autrement dit, faire tout ce qu’il faut pour arriver à ses buts. L’omelette, les œufs, tout ça.

Et la moralité, bordel? Une valeur peu valorisée dans Yamataï.

Faut-il en voir le stigmate de nos sociétés hyper-individualistes? Car tout objet culturel, et les jeux en font partie, est cristallisation physique d’un message, d’un contexte, de valeurs et de prises de position d’un (ou de deux, comme ici) auteur. D’un regard posé sur la société contemporaine.

Non.

C’est d’opportunisme dont il est question. Mais encore faut-il exploiter les autres pour s’élever. Seul, on n’arrive nulle part. Yamataï est la vitrine de l’adage qui veut que seul, on va vite, ensemble, loin.

Yamataï propose deux lectures lucides: la première, flagrante, cynique, utiliser les autres pour mieux s’élever. Ou une seconde, saine et sereine, collaborer pour (se) sublimer.

Yamataï, au final, c’est un peu l’auberge espagnole du jeu plateau. On y trouve ce qu’on y apporte. Notre vision du monde, de l’autre. Si le jeu manque de passion, de chaleur, il amène à une réflexion, essentielle. Comment est-ce que je considère ceux qui m’entourent?

Par le blog Gus&Co, le 22/03/2017
V-Commandos
8/10
Là tu me vois. Là tu me vois plus.

V-Commandos est sorti en janvier 2017 chez le tout nouvel éditeur (québécois) Triton Noir. Auto-édité par Thibaud de la Touanne, auteur et éditeur, dont c’est le tout premier jeu de plateau (comme auteur et éditeur, donc).

Pour 1 à 4 joueurs, coopératif, dès 13, avec des parties de 30 à 120 minutes, tout dépend de la mission.

V-Commandos. De quoi ça parle?

V-Commandos est un jeu de plateau coopératif tactique et d’infiltration qui se déroule pendant la Seconde Guerre Mondiale dans les théâtre des opérations européennes.

Les joueurs incarnent des soldats, des commandos spécialisés dans les missions de reconnaissance et de sabotage. Le tout le plus discrètement possible. Pensez Solid Snake (Metal Gear Solid) ou Sam Fisher (Splinter Cell), mais avec un ancrage historique.

Le thème est très, très bien exploité et intégré puisque de nombreuses mécaniques rendent le tout cohérent: gestion de la furtivité, des alarmes et donc du bruit, de l’équipement (oui, on peut se déguiser en soldat ennemi pour mieux s’infiltrer derrière les lignes ennemies), différentes missions tout à fait crédibles (et tendues du slip).

Et si vous êtes allergiques et/ou frileux à l’idée de jouer en pleine période nazie, il faut savoir qu’il y a très peu de références précises au régime. Parce que c’est officiellement interdit par la loi en Allemagne. Lisez plus bas l’interview de l’auteur. Le thème « dérange » donc moins (même si on passe sa partie à assassiner des soldats quand même…).

Vous vous souvenez de l’article: peut-on jouer avec tous les thèmes… ? Dans V-Commandos, le contexte historique est plutôt soft, rassurez-vous. C’est surtout pour « l’ambiance », la cohérence de l’équipement, les missions. On pourrait très bien adapter V-Commandos à une autre époque. Dans le futur, même, en coop SF, pourquoi pas? Ou même avec une touche de fantastique et des pouvoirs psy. Comme le projet Star Gate de la CIA en fait (ou un V-Commandos Achtung Cthulhu à la Shadows over Normandie? OK je sors). V-Commandos fait penser au film cultissime « Quand les Aigles Attaquent » de 1968 avec Clint Eastwood.

Et on joue comment?

C’est l’un des très, très gros point positif du jeu. Ses règles du jeu. Extrêmement didactiques, extrêmement bien rédigées, extrêmement claires. Pour un tout premier jeu édité et créé, on aurait pu redouter des règles approximatives ou brouillonnes. Mais non.

On sent bien que l’éditeur-auteur a mis un soin particulier à la rédaction et à la présentation des règles pour les rendre aussi claires que fluides et dynamiques. Pas facile pour un jeu d’une telle envergure et avec autant de mécaniques spécifiques (furtivité, alarme, tir, équipement, missions, événements…).

Alors, on joue comment?

Comme il s’agit d’un jeu coopératif, il y aura forcément une phase du grand méchant aka « intelligence virtuelle ».

Mais avant cela, on commence le tour par tirer un événement par terrain spécifique en fonction de la mission en cours. Puis chaque joueur dispose de trois points d’action pour: se déplacer normalement, se déplacer mais furtivement (et là le déplacement « coûte » plus cher en points d’action), tirer sur des méchants pas très gentils, interagir avec des éléments du « décor » pour résoudre la mission, ramasser et déposer du matos (action gratuite), éteindre une alarme, ouvrir ou passer par une trappe etc. Le tout est très simple et fluide.

Et qui dit infiltration dit forcément furtivité. En gros, si on se fait pécho on risque de 1. se faire tirer dessus 2. déclencher l’alarme. Et là, c’est le drame. Donc une tension constante dans le jeu. D’autant que tant qu’on est furtif, on peut assassiner dans la joie et la bonne humeur en mode « backstab » sans avoir à lancer les dés. C’est automatiquement réussi. Chanmé. Oui, à la Assassin’s Creed / Splinter Cell.

Et qui dit guerre dit forcément tir. Un gameplay facile. On lance autant de dés que l’arme utilisée, et la difficulté pour toucher un ennemi correspond à la valeur du terrain occupé. Il sera toujours plus facile de viser dans les fourrés qu’au milieu d’un terrain dégagé. Ou le contraire en fait. Une mécanique fluide, facile et ripolinée.

Alors oui, il y a du hasard. Oui, on peut foirer un tir, une mission-même sur un jet pourri. Frustrant? Oui. Mais tout dépend de l’arme utilisée, du nombre d’ennemis et du terrain concerné. Comme dans la vraie vie réelle en vrai, pour mettre le plus de chances de leur côté, les joueurs vont devoir composer avec tous ces facteurs pour calculer leurs risques.

Et la phase des méchants pas gentils? Comme « ‘d’habitude » dans les jeux coopératifs tactiques: renforcement/déploiement de nouvelles unités, qui se déplacent ensuite puis tirent sur tout ce qui bouge (et qui n’est pas furtif).

Et on gagne comment?

Tout dépend la mission choisie avant la partie. Sabotage, escorte, recherche, etc. Tous les poncifs épiques des films de guerre.

Et à combien y jouer?

Même tout seul le jeu est bien. Alors oui, V-Commandos est un jeu de plateau. On ne sent pas les balles siffler comme dans un Call of Duty, mais même en solo on se sent immergé dans la mission.

Et plus il y a de joueurs et plus il y a des discussions, des avis à gérer. Quatre est vraiment le maximum, sinon ça ferait beaucoup trop de monde sur le plateau. Un petit conseil qui vaut son pesant d’or: ne perdez pas trop de temps à palabrer et planifier. Il vaut mieux des parties fluides, épiques, tendues et rapides. Même si au final les décisions prises n’étaient pas les plus judicieuses.

Et comme il s’agit d’un jeu coop, attention au King Speaker. Pas vraiment un souci dans V-Commandos, car les personnages ont chacun des spécificités, ce qui leur donne plus de poids et de caractère, et qu’ils risquent de toute façon bien vite de se séparer sur le terrain avec plusieurs différentes missions. Et finalement, quand on y pense, avoir un team leader à la table renforce encore plus le côté « bataillon militaire » avec son officier.

Alors, V-Commandos, c’est bien

Oui, terriblement.

Parce que le thème et le contexte historique sont vraiment bien intégrés. Et que les références au régime nazi sont subtiles et peu nauséabondes. Non, pas de mission dans un camp de concentration…

Parce que les règles sont bourrées de petites références historiques et d’éléments pour rendre le gameplay cohérent.

Parce qu’il y a deux missions d’entraînement en milieu de lectures de règles pour bien prendre le jeu en main. Un tuto pratique, somme toute.

Parce que les missions sont vraiment différentes et passionnantes.

Parce que le coopératif est beaucoup mieux qu’un jeu par équipe ou avec un grand méchant en semi-coop.

Parce que les règles sont très, très claires.

Parce que l’interaction est (forcément) très forte.

Parce que les mécaniques sont fluides, instinctives et s’imbriquent à la perfection.

Parce que même le mode solo est bien. Plutôt rare dans les jeux de plateau.

Et parce que le tout est cohérent et prenant.

L’année ludique 2017 commence sur les chapeaux de roue (et d’autres titres passionnants vont suivre).

Alors, V-Commandos, c’est aussi bien que ça?

Oui.

Mais. Cherchons des poux.

Il faut quand même relever trois « défauts ». Encore que, le terme « défaut » est peut-être exagéré.

I. Fig, pas fig?

Aujourd’hui, beaucoup de jeux proposent de plus en plus souvent un déluge de plastique. Et tout le matos de V-Commandos est en 2D avec des bouts de carton. Avec un matos pimpé et des palettes de figouzes on pousserait l’immersion encore plus loin (et le jeu aurait rapporté 19 millions sur KS. La fig sur KS, y a que ça de vrai. Conan, Zombicide, Mythic machin). Prenez Colt Express. Est-ce que le jeu aurait remporté autant de succès s’il n’y avait pas eu le train en 3D trois points d’interrogation

Ne pas proposer de figurines en plastique est un choix éditorial. Découvrez l’interview plus bas. Et financier aussi, surtout. Le jeu aurait coûté beaucoup plus sur KS et en boutique. Le double certainement. Dès lors, une question se pose: que préférer. Un prix « doux » mais avec un matériel moins impressionnant? Ou faire péter 150 euros pour favoriser l’immersion avec des fig?

II. Thermo, pas thermo?

La boîte de rangement est plutôt une boîte de… fourre-tout. Le jeu est livré avec deux malheureux ziplocks qui se courent après, alors que le jeu regorge de jetons, de cartes, de tuiles. Du coup, la boîte devient un joyeux bordel. Ce qui n’aide pas à la mise en place plutôt fastidieuse… Une question se pose alors: que préférer. Un prix « doux » mais sans thermo et c’est le bordel? Ou faire péter 150 euros pour profiter d’un vrai espace de rangement?

III. Femmes, pas femmes?

Soyons clairs. A part un seul rôle, la Sniper,

la présence des femmes est… comment dire… anecdotique. L’univers est-il très/trop? alpha-male? Comme la couv d’ailleurs.

Alors oui, il s’agit de la Seconde Guerre Mondiale. Si les femmes ont elles aussi pris part aux combats et à l’effort de guerre, ce furent surtout des bataillons masculins qui furent envoyés derrière les lignes ennemies. Mais quand même. Les femmes se sont aussi battues.

Au 21e siècle, il est enfin temps de placer une certaine égalité entre hommes et femmes. Dans les jeux de société aussi. En l’état, pas certain que V-Commandos ne motive les femmes à y jouer. Parce que c’est un jeu de guerre et que ça ne tente que les hommes? Sexiste et réducteur, ne trouvez-vous pas? Ou parce que rien n’est fait pour mettre les femmes en avant? Et si une femme s’intéresse aux faits militaires, aux wargames, c’est quoi? Un… garçon manqué? 😡😡😡

Longtemps les auteurs de jeux se sont battus pour avoir leur nom sur la couverture des boîtes. Ne pourrait-on pas voir enfin venir un langage visuel plus égalitaire? Sans forcer sur les décolletés svp, c’est possible? Dès lors, une question se pose: que préférer. Faire un petit écart historique et offrir plus de place aux femmes pour leur donner à elles aussi plus envie d’y jouer, de s’y retrouver? Ou rester cohérent, et tant pis?

Bref. Vivement les deux extensions de V-Commandos. Parce que la présence des femmes sera plus marquée. Notamment sur la couv, déjà

Par le blog Gus&Co, le 13/02/2017
Unlock! Escape Adventures Vf
10/10
Unlock. Démentiel.

Unlock est le tout nouveau jeu des Space Cowboys. Qui sort demain vendredi 10 janvier. Un Deckscape Game. Autrement dit, un jeu d’énigmes coopératif, tout le monde joue ensemble pour sortir d’une pièce/scénario en moins de 60 minutes montre en main, le tout tenant sur des cartes / deck. En trouvant et combinant des objets et en résolvant des énigmes. Oui, c’est un Escape Game, mais sur cartes.

Avant d’acheter le jeu, voici tout ce que vous devriez savoir.

(cet article est 101% spoiler-free. Donc aucun souci à se faire, vous ne risquez pas de vous ruiner le jeu en le lisant)

Un jeu Kleenex?

Le jeu contient 3 ½ scénarios.

Pourquoi ½ me demandez-vous? Car le jeu est fourni avec un mini-scénario, un tutoriel pour apprendre à y jouer. De maximum 10 minutes. Un excellent échauffement pour apprendre à maîtriser les rudiments: observation, combinaison, application.

Les trois scénarios sont à usage unique. Une fois réussis, il n’y aura pas trop d’intérêt à les rejouer. A moins de chercher à améliorer son temps.

Donc un jeu kleenex? Oui.

Donc un jeu cher et inutile? Non.

Car même si le jeu coûte environ 30 euros, comparez ça à une soirée ciné ou à un « vraie » Escape Room qui dépasse souvent les 100 euros. 30 euros, ce n’est pas si cher. Alors certes, on n’aura pas les mêmes sensations physiques et émotionnelles de peur d’être vraiment enfermé, mais pas loin. Car on se prend vite au jeu. Même si Unlock tient sur quelques cartes, 60 par deck/scénarios, on se sent rapidement immergé dans l’aventure et mis au défi d’en « sortir » le plus rapidement possible.

Les trois scénarios de la boîte proposent des ambiances et scénarios différents (encore une fois, spoiler-free zone):

La Formule

Le but étant de récupérer un sérum de vérité caché dans un laboratoire secret caché dans le métro new-yorkais. Ambiance très polar scientifique.

L’Ile du Docteur Goorse

Votre avion a connu des soucis moteurs, vous avez dû sauter en parachute. Vous vous retrouvez sur une île déserte et tropicale, séparés en deux équipes. Ambiance pulp à la Tomb Raider. Avec la contrainte de devoir y jouer séparés à la table. Au début.

Squeek & Sausage

Vous commencez enfermés dans la prison du grand méchant et maléfique Noside, un infâme professeur préparant une arme secrète. Votre but? Parvenir à sortir de la prison et mettre fin aux plans redoutables du redoutable professeur redoutable. Ambiance très dessin animé slash Day of the Tentacle.

Et quel est le meilleur scénario?

On ne va pas vous le dire. Pour ne pas ruiner la surprise. Et surtout, parce que c’est quand même très personnel. Certains sont plus difficiles que d’autres, mais tout dépend bien sûr des compétences de l’équipe.

Et il faut une appli?

Oui, Unlock se joue avec une appli. Gratuite. iOS et Android. Appli très peu envahissante, il faut le préciser. Il est donc impératif de la télécharger, et aussi, ben ouais, de posséder un smartphone / tablette pour pouvoir jouer à Unlock.

Et non, l’appli n’a pas besoin d’être sur internet pendant la partie, pas besoin d’avoir accès à du réseau. Une fois téléchargée, l’appli est autonome. Pratique à l’étranger.

L’appli sert à:

faire un décompte du temps. Comme Unlock reprend le principe des Escape Rooms, chaque aventure doit être réussie en moins de 60 minutes

mettre de la musique d’ambiance. Et parfois fournir des indices sonores

rentrer des codes pour avancer dans le scénario

acquérir des indices quand on est bloqué

Sur les appstores, cherchez Unlock! (JD)

Ha et aussi, n’oubliez pas de bien charger votre portable au préalable 😜


Et à combien de joueurs y jouer?

Tout-e seul-e, pourquoi pas. Ça sera plus difficile mais tout à fait possible. Un challenge perso. Mais impossible de jouer seul au scénario de l’île, puisqu’il faut être minimum deux.

De 2 à 4 joueurs, c’est l’idéal. A plus, il y a le risque que:

les discussions s’éternisent. Une perte périlleuse de temps

certains joueurs se sentent désinvestis avec trop de monde à la table

Et peut-on y jouer avec des enfants?

Oui!

Le jeu est prévu dès 10 ans, mais des enfants un peu plus jeunes peuvent très bien y jouer accompagnés d’un adulte.

D’ailleurs, même si ce n’est pas le créneau des Space Cowboys, ça pourrait être une idée intéressante de sortir une boîte aux scénarios purement familiaux prévus pour les enfants dès 5-6 ans (je dis ça parce que j’ai moi-même un fils de 4 ans 😜).

Et comment faire quand on est bloqué?

Ne jamais hésiter à demander de l’aide de l’appli quand vous êtes bloqués. D’autant que les indices sont des… indices. Et non pas des réponses. Elles vous mettront sur la piste. Comme elles sont sibyllines, elles ne vous ruineront pas le plaisir de la recherche.

Il vaut mieux en effet demander une info à l’appli que rester bloqués pendant 15 minutes et finir déçus / énervés / frustrés (même si, il faut bien l’avouer, la frustration est un moteur essentiel dans les jeux).

Et surtout, ne faites pas comme beaucoup de noobs lors de leurs premières parties. N’essayez pas de chercher des nombres et additions au pif. Ceci n’a aucun intérêt et risque de vous faire perdre du temps. C’est même clairement de la triche. Fiez-vous aux cartes, aux objets, à l’observation, à la logique et aux énigmes.

Et comment se préparer?

Une bonne idée serait de sleever / protéger les cartes, elle seront mises à rude épreuve. Pas une obligation non plus, mais une protection. Surtout si vous comptez ensuite faire tourner le jeu auprès de vos amis. Les sleeves sont de 61mm x 112mm, de la marque Mayday. Evidemment, évitez de regarder le recto des cartes quand vous les glisserez dans les protège-cartes pour ne pas vous spoiler l’aventure, ça serait vraiment moche.

Avant de jouer, la préparation est essentielle. Prévoyez:

un lieu (relativement) calme, pour pouvoir entendre les indices sonores, la musique, et surtout, pour pouvoir discuter et réfléchir. Y jouer en boîte n’est peut-être pas la meilleure idée de 2017.

un bloc-notes avec du vrai papier de vrais arbres. Plus pratique et à l’interface plus rapide qu’Evernote… Aussi nécessaire qu’important. Pour y noter toutes vos observations et résolutions d’énigmes.

une bonne luminosité. Les cartes sont truffées d’éléments cachés. Mieux vaut disposer d’une lumière suffisante pour les trouver.

des partenaires de jeu motivés…

Quelques éléments sympa, mais pas forcément nécessaires:

une loupe (ou l’appli loupe sur iPhone?), pour ne rien rater sur les cartes

une lampe de poche (ou celle de son portable), pour bien éclairer les cartes

une grande table, pour étaler les cartes une fois révélées. Comme le stipulent les règles (en gras), il est par contre interdit d’étaler celles encore indisponibles. Elles doivent rester empilées. Unlock peut très bien se jouer en voyage sur une tablette dans un train/avion. C’est peut-être un peu moins pratique, mais tout à fait envisageable.

Et quelles compétences utiliser?

L’observation, d’abord. Des indices sont cachées sur les cartes, veillez à bien les observer

La logique, bien sûr. Les énigmes sont souvent logiques. Il suffit de bien y réfléchir pour trouver leur solution. Ne pas hésiter à noter les informations sur un bloc-notes. Cela vous permettra de les visualiser pour ensuite mieux les traiter.

Et beaucoup, beaucoup de soft-skills:

La collaboration, importante, l’union fait la force

La communication et l’écoute. Vos partenaires auront toujours certainement de bonnes idées

La persévérance. Vous bloquez sur une énigme? Battez-vous, ne lâchez pas l’affaire. C’est souvent la compétence la plus cruciale dans un jeu d’énigmes.

Le leadership. C’est important qu’un ou plusieurs joueurs prennent le leadership pour mieux avancer. Comme dans les « vrais » Escape Rooms, il est essentiel que l’équipe soit extrêmement bien organisée. Sinon c’est la gabegie.

L’analyse

La créativité, pour trouver des solutions parfois surprenantes et out-of-the-box.

Une attitude positive pour ne pas se laisser abattre si on bloque sur des éléments

Et alors, Unlock, c’est bien?

Oui, terriblement! Et pour plusieurs raisons:

Même si le jeu ne tient que sur quelques cartes, on se sent aussitôt plongé dans l’aventure. La magie s’opère.

L’appli est très, très peu envahissante. A peine un compteur de temps et un moyen pour rentrer des codes et avancer dans le scénario. Très agréable. Et elle n’a pas besoin d’être sur internet pendant les parties, pratique si on joue à l’étranger.

Les trois scénarios proposés sont très différents et passionnants.

Surfant sur la mode (à la limite de l’ad nauseam) des Escape Games, Unlock parvient à nous offrir une expérience compacte et tendue.

Un jeu parfait à prendre en vadrouille (comme d’autres, d’ailleurs). Petit, compact, il ne tient que dans un deck.

Les énigmes sont aussi astucieuses que surprenantes.

Le prix est convenable. Comptez 30 euros pour 3 aventures. 10 euros pour jouer environ une heure A 3-4 joueurs, c’est donc 3-4 euros par personne, à peine le prix d’un verre de lait de coco bio. C’est tout à fait honnête.

Encore une fois, après Time Stories, le reboot de Sherlock Holmes Détective Conseil, et Watson et Holmes, galvanisés par la mode des Escape Games, Cyril Demaegd avec les Space Cowboys nous signent un jeu fort, immersif, passionnant, original et iconoclaste.

Par le blog Gus&Co, le 13/02/2017
Voir de 1 à 6 (sur 18 critiques) Page :  1  2  3  [Suite >>] 
plus
Vide...
INFORMATION
Moyen de paiement
Marque d'acceptation
Partenaire
plus
Bon d'Achat Ludibay de 50 Euros
Bon d'Achat Ludibay de 50 Euros
50.00EUR 37.50EUR

Fist of the North Star figurine Revoltech Yamaguchi LR-007 Zeed 15 cm --- EMBALLAGE ENDOMM
28.57EUR

Five Nights at Freddy's POP! Games Vinyl Figurine Nightmare Freddy GITD 9 cm --- EMBALLAGE
15.82EUR

Five Nights at Freddy's POP! Games Vinyl Figurine Phantom Foxy 9 cm --- EMBALLAGE ENDOMMAG
15.82EUR

Marvel Comics POP! Marvel Vinyl figurine Gwenpool (Gun & Phone) 9 cm --- EMBALLAGE ENDOMMA
15.82EUR

La Belle et la Bête Figurine POP! Disney Vinyl Belle (Castle Grounds Outfit) 9 cm --- EMBA
15.82EUR

Power Rangers Figurine POP! Television Vinyl Pink Ranger (Morphing) 9 cm --- EMBALLAGE END
15.82EUR

Lost Figurine POP! Television Vinyl John Locke 9 cm --- EMBALLAGE ENDOMMAGE
14.02EUR

Women of Dynamite statuette Red Sonja Limited Black & White Variant 29 cm
388.12EUR

iZombie figurine Liv Moore 17 cm --- EMBALLAGE ENDOMMAGE
19.04EUR

Gintama statuette PVC FiguartsZERO Gintoki Sakata 15 cm --- EMBALLAGE ENDOMMAGE
51.94EUR
Amonkhet : Deck De Planeswalker Gideon
Amonkhet : Deck De Planeswalker Gideon
13.90EUR
Amonkhet : 1 Bundle
Amonkhet : 1 Bundle
37.90EUR
Amonkhet : Kit De Construction De Deck
Amonkhet : Kit De Construction De Deck
18.00EUR
Amonkhet : 1 Booster
Amonkhet : 1 Booster
3.80EUR
Amonkhet : Boite De 36 Boosters
Amonkhet : Boite De 36 Boosters
122.00EUR
Amonkhet : Deck De Planeswalker Liliana
Amonkhet : Deck De Planeswalker Liliana
13.90EUR
Time Stories : Extension Lumen Fidei
Time Stories : Extension Lumen Fidei
22.50EUR
Pathfinder JDR - Bestiaire 5
Pathfinder JDR - Bestiaire 5
49.90EUR

Marvel Comics figurine 1/6 The Punisher 30 cm --- EMBALLAGE ENDOMMAGE
368.22EUR
Guardians Chronicles : La Boite de Base

Guardians Chronicles : La Boite de Base


65.00EUR 44.90EUR

Gangs Of Lamas

Gangs Of Lamas


9.00EUR 4.50EUR

Praetor Version Française

Praetor Version Française


39.90EUR 24.00EUR

Dobble Chrono

Dobble Chrono


20.00EUR 17.50EUR

Thunderstone - Le Pic du Dragon

Thunderstone - Le Pic du Dragon


45.00EUR 41.90EUR

Mystère A L'Abbaye

Mystère A L'Abbaye


46.15EUR 40.70EUR

Guerre Froide : CIA vs KGB

Guerre Froide : CIA vs KGB


13.00EUR 12.20EUR

The Island

The Island


35.00EUR 30.90EUR

Le Seigneur des Anneaux JCE - Khazad Dum

Le Seigneur des Anneaux JCE - Khazad Dum


30.00EUR 26.90EUR

Blood Bowl team Manager VF

Blood Bowl team Manager VF


35.00EUR 31.90EUR

Mundus Novus

Mundus Novus


25.00EUR 21.89EUR

Thunderstone Extension - Légion de Doomgate

Thunderstone Extension - Légion de Doomgate


30.00EUR 27.90EUR

Batailles de Westeros : Gouverneurs du Nord

Batailles de Westeros : Gouverneurs du Nord


30.00EUR 27.50EUR

Régents

Régents


38.00EUR 34.90EUR

Batailles de Westeros : Gouverneurs de l'Ouest

Batailles de Westeros : Gouverneurs de l'Ouest


30.00EUR 27.50EUR

Batailles de Westeros VF

Batailles de Westeros VF


80.00EUR 71.90EUR

Smallworld - Même Pas Peur !

Smallworld - Même Pas Peur !


18.00EUR 15.90EUR

L'Ile Interdite

L'Ile Interdite


27.00EUR 24.20EUR

Water Lily

Water Lily


30.00EUR 26.90EUR

Thunderstone VF

Thunderstone VF


40.00EUR 36.90EUR

Mémoire 44 - Breakthrough

Mémoire 44 - Breakthrough


28.70EUR 26.18EUR

Pique Plume

Pique Plume


33.00EUR 30.50EUR

Smallworld - Honneur aux dames !

Smallworld - Honneur aux dames !


10.03EUR 7.79EUR

Ad Astra VF

Ad Astra VF


50.00EUR 45.90EUR

Smallworld VF

Smallworld VF


48.20EUR 43.50EUR

Mémoire 44 - Théatre Méditerranéen

Mémoire 44 - Théatre Méditerranéen


29.20EUR 25.90EUR

En Garde

En Garde


19.90EUR 19.90EUR

Ovo

Ovo


30.90EUR 16.50EUR

Blackrock City

Blackrock City


7.90EUR 5.50EUR